Le suspect parfait. Voilà ce qu’on se dit au moment où l’employeur nous convie à un entretien d’embauche. La gorge nouée, le souffle court, les mains moites, on est persuadé que ce job étudiant, on ne le décrochera jamais. Alors que l’entretien n’a pas encore eu lieu.
L’appréhension ne disparaîtra pas tout à fait. C’est humain, et l’employeur en a conscience.
Quelques petites astuces permettent néanmoins de réduire l’appréhension, d’aborder l’entretien comme un temps d’échange constructif et non comme un moment à la Usual Suspects.


Afin d’éviter de se prendre pour un suspect ordinaire et aborder l’entretien d’embauche dans les meilleurs conditions, voici quelques pistes concrètes, efficaces et faciles à mettre en œuvre.

Lister vos inquiétudes

Les psychothérapeutes spécialistes du comportement l’affirment : nos pensées reposent en grande partie sur notre ressenti. Comme nous sommes stressés (ressenti) au moment de rencontrer l’employeur, nous décidons (pensée) que la partie est perdue. Alors qu’il n’en est rien.

Comment changer nos dispositions, notre ressenti ? En écrivant nos peurs, nos appréhensions. Noir sur blanc. Dans la perspective de l’entretien, laissez filer vos pensées négatives, ne filtrez rien.

  • Etape 1 : couchez ces pensées négatives sur papier
  • Etape 2 : pour chaque pensée négative, associer une action positive

Si vous n’annulerez pas ainsi l’appréhension de l’entretien, vous réduirez votre dose d’angoisse. La peur de l’inconnu génère l’angoisse. Ecrire ses appréhensions, cela revient à les identifier, les rapatrier vers un univers connu. Et ainsi apaiser l’angoisse.

Connaissez l’entreprise

Lors de l’entretien, l’employeur détient les clefs. Le pouvoir, c’est lui. Vous ne pouvez rien y changer mais vous pouvez rééquilibrer la relation. L’entretien n’est pas une impasse à sens unique, c’est une rue à double sens.

  • A partir d’un coup de fil au service ressources humaines, du site web, de LinkedIn et Viadeo, approfondissez votre connaissance de l’entreprise. Maîtrisez les mots-clefs et les produits/services vendus. Mais ne vous arrêtez pas là.
  • Cherchez les lieux d’implantation de l’entreprise en France et/ou dans le monde
  • Cherchez les événements périphériques auxquels l’entreprise a éventuellement pris part (sponsoring associatif par exemple).

=> L’entreprise a ouvert une filiale à Clermont-Ferrand et vous passez vos vacances d’été en Auvergne ? Des salariés participent à un marathon et vous êtes coureur à vos heures perdues ?

Notez scrupuleusement ces renseignements. Ils permettront d’établir une connivence avec l’employeur. Un bon moyen de ne pas se sentir sur le gril, la lumière blanche braquée sur soi (Usual Suspects vous avez dit ?).

Adopter ces gestes qui sauvent

Ces détails comptent. S’ils ne changeront pas le cours de l’entretien, ces gestes simples sont des repères. Ils vous apporteront calme et sérénité. Deux dispositions qui, elles, peuvent changer le cours de l’entretien.

  • La poignée de main : entraînez-vous avec vos proches. Votre poigne doit être ferme sans être écrasante, ni pince Playmobil, ni molle comme une poignée de spaghettis trop cuits.
  • Le contact visuel : on sourit avec les yeux, ne l’oubliez pas. Pensez également à accrocher le regard de votre interlocuteur sans le mettre mal à l’aise
  • La voix : l’émotion rend parfois la voix hésitante, voire chevrotante, mal maîtrisée. Pour poser votre voix, prenez une inspiration franche et mesurée avant de parler et mettez en mouvement vos muscles abdominaux. La voix vient du ventre, non de la gorge.

Adoptez ces petites astuces psychologiques. De suspect ordinaire, vous aborderez l’entretien en candidat idéal !